Réussir après trois ans

En cours de rédaction 

Puisque Dieu est mort et avec Lui tout espoir d’une vie meilleure, autant réussir notre bref passage sur terre.  Sans doute. Mais la fatalité de l’hérédité ne serait-elle pas encore plus désespérante que l’enfer ou la prédestination calviniste ? Quelles sont vraiment nos marges de manoeuvres pour réussir notre vie ? Et de quelle vie et de quelle réussite parle-t-on ? 

Facultés 

C’est triste à dire mais l’essentiel semble bien se jouer entre la naissance et l’adolescence. Passé ce cap, il est toujours possible de rebondir. Mais l’histoire semble en grande partie écrite. Du moins au niveau social et professionnel. Reste le hasard…

Facultés psychologiques

L’intelligence ou la faculté de penser

On nait plus ou moins intelligent. Selon Michel Duyme et Marie-Annick Dumaret, auteurs d’une enquête réalisée en 1999, tout n’est pourtant pas joué d’emblée. « Même si la prime enfance reste une période d’apprentissage clef, le QI peut évoluer positivement dans un environnement socio-économique plus favorable, jusqu’à l’adolescence ». Ouf ! Autre bonne nouvelle : si l’intelligence mesurée par les tests permet de réussir sa scolarité, un très haut niveau d’intelligence peut à l’inverse constituer un facteur d’échec. L’échec d’enfants pourtant surdoués montre que, dans ce domaine, comme ailleurs, l’excès s’avère contre-productif. Mais le nombre d’individus potentiellement concernés relève évidemment de la minorité.

La sensibilité ou la faculté de sentir

On parle également sensibilité, d’intelligence relationnelle ou encore d’intelligence émotionnelle. Ce facteur est important pour réussir. Il devient même de plus en plus déterminant.

La volonté ou la faculté d’agir

Si on excepte la soif de réussir qui semble ne composer avec rien et ne caractériser qu’un petit nombre, la plupart des individus sont mûs par une volonté plus ou moins forte. La volonté consiste pour l’essentiel à maîtriser et différer ses pulsions pour atteindre un objectif difficile, à ne pas se résigner face à l’échec en se retranchant derrière la fatalité ou la responsabilité de l’environnement. Permettant de produire un effort long ou intense mais aussi à encaisser la douleur physique et morale, la volonté est logiquement déterminante dans le travail. Mais peut-on parler pour autant du versant moral de la réussite qui voudrait que l’effort soit logiquement récompensé ? Après tout cette aptitude est en grande partie innée même si elle se travaille en partie.

Facultés physiques

La santé ou la faculté de tenir

Le problème peut parfois se poser très jeune. Mais le facteur ne devient en réalité décisif que lorsque les aptitudes physiques commencent à décliner.

La beauté ou la faculté de séduire

L’influence de la beauté est indiscutable mais aussi plus complexe qu’on ne l’affirme en général. D’abord l’aspect physique constitue un facteur discriminant dès le plus jeune âge. Les études réalisées sur ce sujet sont formelles et, il faut bien le dire, particulièrement cruelles. Mais la beauté est plus objective et moins injuste que bien d’autres facteurs de réussite. D’abord elle est distribuée de façon à peu près équitable dans tous les milieux sociaux. « A peu près » car les hauts revenus masculins ont tendance à se mettre en méanage avec de jolies femmes et, du coup à avoir de beaux enfants. Ce qui constitue donc un facteur de rééquilibrage des chances à la première génération peut donc se muer dès la suivante en inégalité flagrante, certains cumulant d’office richesse, gloire et beauté. Heureusement, le concept de beauté est moins inné qu’il n’y parait. Il vaudrait d’ailleurs mieux parler de capacité à se mettre en valeur…

Environnement

Formation : le rôle déterminant du milieu social

La réussite scolaire dépend notamment de l’intelligence et de la capacité de travail. Encore faut-il que le milieu social valorise la réussite au-delà des mots et des injonctions. Par ailleurs, les études supérieures soulèvent la question de l’orientation. Et c’est ici que le milieu familial pèse à nouveau lourdement. On ne parle pas évidemment pas des adolescents en situation d’échec pour qui la question de « l’après » se pose plus en termes de survie que de réussite mais de ceux qui, ayant accompli une bonne scolarité et décroché un bon bac, seraient en mesure de choisir parmi un grand nombre d’options et, qui faute de conseils ou de soutiens, s’orientent vers une formation jugée rassurante.

La question centrale de l’adaptabilité au milieu

Tout serait joué très tôt si la réussite ne concernait pas des objectifs très différents et ne mobilisait des qualités très différentes selon les domaines concernés. Passés l’étape de la scolarité et des études, certains traits de caractères se révèlent plus ou moins adaptés à certains environnements. Il est donc déterminant de bien identifier ses envies de réussite et ses aptitudes par rapport à une activité donnée. En un mot de faire la distinction entre ce qui relève du désir et de la volonté, du souhaitable et du possible.

Le profil psychologique : déterminant

Chaque trait pyschologique est plus adaptée à certaines activités qu’à d’autres. C’est en se connaissant bien soi-même et en connaissant bien les activités dans lesquelles il est possible d’épanouir ses qualités que réside sans doute la clé de la réussite. Est-on extraverti ou introverti ? Consensuel ou conflictuel ? Actif ou réfléchi ? Réussir à atteindre un objectif, c’est renoncer à vouloir une chose et son contraire et faire preuve de la lucidité indispensable pour faire la part de ce que l’on veut et de ses limites.

La part du hasard

Chance : pas si hasardeuse que cela

Le concept de « chance » est très contestable. C’est en réalité une facilité de langage pour désigner des facteurs dont l’origine nous échappe.

La relativité de l’idée de réussite

La réussite consiste à atteindre un objectif réputé difficile et à obtenir une reconnaissance extérieure. Cette reconnaissance peut intervenir lorsque l’objectif est, au moins partiellement, atteint. Mais ce lien de cause à effet n’a rien de mécanique. De même, il n’est pas toujours indispensable d’atteindre un objectif, ni même de s’en approcher, pour être reconnu. En fait, ces deux dimensions de la réussite, même liées, peuvent exister indépendamment l’une de l’autre.

De quelle vie parle-t-on ?

De la vie professionnelle

De la vie personnelle

Comment savoir si on a réussi ?

Etre à l’aise financièrement

Etre reconnu socialement

Etre heureux personnellement

Avoir une Rolex à 50 ans

Article en cours de rédaction

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