Le temps existe-t-il ? Carnet de réflexions

Le temps n’est-il qu’une illusion e texte ci-dessous n’a rien de rédigé, ni forcément de cohérent. Il peut être assimilé à un carnet de notes.

Hypothèses

Oui, il y a un avant et un après (la fameuse « flèche du temps ») depuis l’apparition de l’univers

– l’apparition des premières étoiles

– l’apparition de la vie

– l’apparition de l’Homme

– l’univers est évolutif

Oui, il y a un début

– de l’univers (le big bang s’est produit il y a 14 milliards d’années), la preuve l’univers est scindé en deux : d’une part un espace visible, le notre, d’autre part le monde du rayonnement fossile

Oui, il y a des constantes

– comme la lumière

Non, l’unité de mesure temporelle n’existe pas

– le temps est dépendant de la gravitation

– l’expansion de l’univers s’accélère

– le temps (pas plus que l’espace) n’existe pas dans l’infiniment petit (cf l’intrication quantique, un effet de simultaneité abolissant les effets de la distance)

Non l’histoire est une illusion

– l’univers pourrait être cyclique, sans commencement ni fin, un big bang suivant un big crunch suivant un big bang, indéfiniment

– la réalité a été entièrement déterminée lors du big bang, il n’y a jamais de nouveauté, sinon un déploiment, un « dévoilement » de l’information contenue à l’origine – l’information étant une réalité en devenir (faux disent d’autres, la complexité croissante engendre de l’imprévisible; faux rétorquent les adversaires de cette thèse : l’imprévisible n’est qu’une façon de nommer notre ignorance, l’incapacité de la science à prévoir)

– le déterminisme des lois de l’univers nous permet de prévoir l’avenir et donc d’échapper au temps

– la relativité d’Einstein et la mécanique quantique décrivent des processus réversibles et déterministes (seule la thermodynamique, et son entropie, décrivent des processus évolutifs en des termes probabilistes)

Définition

Encore faut-il se mettre d’accord sur la définition du temps

le temps c’est le changement fut-il cyclique (par opposition à la constance)

le temps c’est l’énergie (par opposition à la matière)

le temps c’est l’entropie, c’est à dire la mesure du désordre de l’univers – nécessairement croissant quoi que l’augmentation parallèle de la masse d’information s’oppose à l’entropie

le temps c’est le lien de cause à effet, l’irréversibilité

Si à une échelle microscopique,  toutes les équations physiques sont symétriques et par conséquent réversibles, à l’échelle macroscopique, ce n’est pas le cas. Un café au lait ne redonnera jamais du lait et du café. Autre exemple : c’est toujours le corps le plus chaud qui va donner sa chaleur au corps froid, jamais l’inverse. 

La réversibilité est une chose, leur succcession dans le temps en est une autre. C’est la flèche du temps qui porte le concept moderne de temps. Ou plutôt les flèches du temps. Car la physique n’impose pas une flèche du temps universelle. Pour les thermodynamiciens, elle correspond à une entropie grandissante (le mélange lait/café en haut à gauche). Pour les cosmologistes, c’est l’expansion de l’univers qui donne sa direction au temps (du Big Bang à l’Univers actuel, en haut à droite). Pour les astrophysiciens, la flèche est gravitationnelle, fondée sur l’impossibilité de sortir d’un trou noir une fois entré (matière attirée dans un piège gravitationnel, en bas).
Sans compter que la biologie introduit son propre cours immuable des choses (évolution des espèces, vieillissement).

le temps c’est la durée qui ne peut pas être inférieure à 10-45 secondes, la probabilité pour que l’univers donne naissance à la vie est à peu près du meme ordre : 10-43

le temps c’est de la probabilité (par opposition au déterminisme), l’imprévisibilité qui dans les systèmes où la connaissance interagit avec la réalité introduit de la nouveauté

Quels sont les facteurs temporels ?

L’interaction qui crée de l’imprévisibilité (qui a trait à la connaissance) mais aussi de la nouveauté, du « déréglement » de la réalité

La matière, la gravitation (qui est une constante) qui s’oppose au passage vers l’équilibre et donc vers la mort en construisant des tructures hétérogènes

la vitesse de la lumière (qui en est aussi une)

le h de Planck (?)

la non intégrabilité (l’interdépendance des corps) qui crée par des réactions non linéaires (feedback, quand l’effet réagit sur la cause) de la probabilité, de l’incertitude

A quelle échelle raisonne-t-on ?

A l’échelle des systèmes ?

A l’échelle individuelle ? La prévision est beaucoup plus difficile

Notes

En mécanique quantique il est impossible de connaître à la fois la position et la vitesse d’une particule de même qu’il est impossible de regarder l’énergie sous son aspect ondulatoire et sous son aspect particulaire.

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