Grâce à Columbo, vengez-vous enfin de toutes les petites vexations quotidiennes !

La recette de Columbo ? Un meurtrier, symbolisant l’arrogance dans toute sa splendeur, soumis au supplice de la question durant une heure et demie par un policier indifférent aux apparences. Plaisir sadique assuré.

Ni fusillade, ni course poursuite. Quelques longueurs, peu d’action et beaucoup de dialogues. Une intrigue sans grand suspens et un dénouement souvent souvent tiré par les cheveux. Une chose est sûre : on ne regarde pas et, a fortiori, on ne revoit pas un Columbo pour le caractère spectaculaire et haletant de l’histoire. Et pour cause, tout nous est donné d’emblée : la façon dont le meurtre est commis, l’identité du coupable, ses motivations, le peu d’importance qu’il témoignera à l’apparition de Columbo, la façon dont celui-ci mènera une guerre des nerfs et, bien entendu, et le fait qu’il parviendra à conclure son enquête avec succès. 

L’intérêt de la série ne repose en fait que sur la relation, par essence ambigüe, entre un policier cherchant à prouver la culpabilité d’un criminel et un criminel s’efforçant de déjouer les pièges que lui tend ce même policier. A la différence d’un policier classique, cette relation n’est pas animée par la recherche de la vérité. Columbo sait rapidement qui est le criminel. Pour des raisons souvent obscures ou, en tout cas, particulièrement ténues. Il ne lui manque qu’une preuve irréfutable. De son côté, le criminel finit par réaliser que Columbo est convaincu de sa culpabilité et n’a qu’un seul objectif : le prouver.

L’un et l’autre  se gardent bien de formuler clairement le fond de leur pensée. Dans un univers de puissants, retranchés derrière une façade de respectabilité, assistés des meilleurs avocats et bénéficiant de solides relations, l’hypocrisie est obligatoirement de mise. Le policier s’excuse sans cesse d’harceler le criminel, quant le criminel, lui, met un point d’honneur à garder son calme. Si Columbo devait être comparé à une course poursuite, cette course se déroulerait à dans un magasin de porcelaines précieuses. 

Columbo c’est nous

Avec son imperméable fatigué, sa voiture à bout de souffle, son comportement prévenant et, en apparence, toujours compréhensif, Columbo use rarement des pouvoirs que lui confèrent son statut de policier. Pour des raisons qui tiennent encore une fois au fait qu’il évolue dans la haute société, il ne joue jamais de la menace et recourt rarement à des perquisitions ou des interpellations. Au contraire, il ne cesse de s’excuser et de réitérer son respect des apparences.

En fait, si Columbo profite de l’avantage que lui confère sa fonction c’est pour faire irruption à tout moment et harceler le meurtrier de questions. Une méthode décisive dans la guerre des nerfs que se livre le policier et son suspect mais qui pourrait rapidement relever de l’intimidation  si Columbo n’avait une intelligence relationnelle hors du commun. Après quelques années d’expérience, le policier n’a rien d’un « flic désabusé » et misanthrope opposant à l’arrogance de ses interlocuteurs le mépris de celui qui connait la face obscure de la nature humaine. Mais son exceptionnelle empathie lui permet de  jouer sur la vanité, l’égocentrisme et la peur pour conduire le criminel à l’erreur.

Sans le début de la moindre preuve, Columbo ménage et flatte le suspect autant par calcul que par absence de choix. Mais il lui arrive aussi de manifester une admiration sincère pour son interlocuteur, pour sa carrière, sa célébrité et son talent. Et c’est alors que la figure du lieutenant touche à une sorte d’universalité, celle de l’homme ordinaire, foncièrement gentil, souvent maladroit, parfois impressionné, confronté aux vexations et aux petites injustices quotidiennes, une figure dans laquelle chaque téléspectateur peut avoir envie de s’identifier.

Le meurtrier en tant qu’allégorie de l’injustice quotidienne

Plusieurs auteurs ont voulu voir dans Columbo une mise en scène américaine de la lutte des classes. Cette vision est tentante dans la mesure où chaque feuilleton oppose un membre de l’élite à un policier issu de la classe moyenne. Une telle interprétation pourrait bien être à l’origine de l’extraordinaire accueil dont la série a bénéficié en France mais elle ne saurait expliquer son succès dans un pays comme les Etats-Unis où la richesse symbolise la réussite beaucoup plus que l’exploitation ou l’injustice.

Dans  Columbo, le riche est d’ailleurs moins riche qu’il y parait ou moins talentueux que son image sociale le laisserait supposer. A côté de ce « mauvais riche », qui tient plus de l’imposteur que de l’exploiteur, chaque épisode met en scène une autre figure du riche, une image sympathique et droite, naïve ou décontenancée par les événements mais animée par un profond sentiment de justice.

Si le criminel finit par être puni, ce n’est pas en raison de son statut privilégié mais pour l’arrogance qu’il incarne, une arrogance qui le poussent à sous-estimer Columbo et le conduit à multiplier les remarques désobligeantes et vexatoires. Assuré d’avoir tué en état de légitime défense, le coupable a prémédité son meurtre puis est passé à l’acte avec un sang froid hors du commun et un parfait cynisme. L’homme – ou la femme – est aussi égocentrique que la morale lui est étrangère. Que la police enquête est dans l’ordre des choses. Mais qu’elle ait la capacité à résoudre l’affaire lui semble difficilement concevable. Et qu’elle recourt à une forme de harcèlement pour parvenir à ses fins, proprement scandaleux.

Fort de son bon droit et de son statut social, convaincu de sa supériorité intellectuelle, le criminel considère de haut cette police tatillonne et insignifiante incarnée par Columbo. Un tel mépris confinerait à la stupidité si une inquiétude naissante face aux soupsons insistants de Columbo n’amenait le meurtrier à réaliser que ni sa célébrité, ni sa respectabilité apparente, ni ses relations sociales ne le protègeront éternellement des investigations du policier. La fuite est impossible. Quant aux intimidations et aux menaces voilées, elles apparaissent vite pour ce qu’elles sont, à savoir un aveu de faiblesse. Tout au plus, mais ce détail a évidemment son importance, le meurtrier peut-il montrer les signes de son agacement et de nervosité croissante.

La revanche de la question

C’est qu’avec Columbo, la punition présente la particularité de s’appliquer avant même le jugement et avec une extrême subtilité. Tenace et un brin sadique, le lieutenant soumet le meurtrier à la « question » pendant des journées entières. Sans jamais user de l’intimidation mais en faisant au contraire assaut d’amabilités et de flatteries, il l’inquiète, le tourmente, joue avec ses nerfs. Ce supplice est menée au nom de la justice et conçu comme une arme. Columbo ne sait pas seulement qui est le meurtrier : il sait que le meurtrier sait qu’il sait. Mais tous les deux sont conscients que cette conviction ne suffit pas. Aussi Columbo use-t-il du soupçon à peine voilé pour mettre le meurtrier sous pression et le pousser à la faute. Il joue avec lui comme le chat avec la souris, sinon que le prédateur se voit progressivement condamné à ne plus être qu’une proie.

Plus le meurtrier accepte de jouer avec Columbo, plus il use de l’étonnement, de l’agacement, de la séduction et de la menace voilée, plus le policier trouve des raisons  supplémentaires de moduler son propre jeu, plus le supplice est raffiné pour le meurtrier, plus le plaisir est grand pour le spectateur. Encore faut-il que le meurtrier en ait l’envie et la capacité. Et c’est en réalité sur ce point que repose la réussite d’un épisode. Alors même qu’un acteur peut manquer de rigueur ou un militaire faire preuve d’une rigidité excessive, les meurtriers les plus coriaces ont souvent un profil leur permettant de rivaliser avec un policier aussi retors que Columbo : avocat, auteurs de policiers, détectives, etc.

En cours de rédaction

Jeu du chat et de la souris : la recette de Columbo

1. Un adversaire redoutable

Dans le jeu du chat et de la souris, les deux protagonistes ne disposent pas des mêmes armes. Policier en exercice ou reconverti dans la sécurité, il connait les erreurs à éviter dans la réalisation d’un meurtre et sait déjouer les pièges d’une enquête. Ecrivain de romans policiers, talentueux ou non, il sait ou croit savoir comment imaginer un assassinat dans les règles de l’art. Psychologue de formation, il cerne rapidement la personnalité de Columbo et sait rester maître de ses émotions. Comédien, il ment avec facilité. Sorti de ce cercle restreint de professions, le jeu semble moins équilibré sauf bien entendu si le meurtrier est d’une intelligence hors du commun. 

2. Un meurtre bien pensé mais imparfait 

Pour que le jeu du chat et de la souris puisse s’engager il faut que le meurtre soit reconnu comme tel et qu’un faisceau d’indices concentre d’emblée les soupçons sur le meurtrier. Même soigneusement préparé, le crime est donc entaché de négligences, d’incohérences et d’oublis d’autant plus criants que le déroulement peut avoir été contrarié par un événement imprévu. Mais ce meurtre imparfait ne le serait pas complètement si le meurtrier ne réagissait pas au décès ou à la disparition de façon anormale. Sans cette erreur de comportement rien n’autoriserait Columbo à soupçonner d’emblée la bonne personne. 

3. Des soupçons réciproques

Dans le jeu du chat et de la souris, chacun nargue l’autre. Cette prise de conscience qui permet l’avènement de la confrontation a rarement lieu lors de la première rencontre. La sagacité du lieutenant peut troubler le meurtrier, il est rare qu’elle l’inquiète vraiment. Tout au plus fait-il mine de s’agacer de questions qui, affirme-t-il, sont sans importance. C’est l’insistance de Columbo à vouloir le questionner en priorité, quitte à négliger d’autres pistes, qui va le convaincre : Columbo ne soupçonne en réalité que lui. Faute de preuves suffisantes, il va tout faire pour le piéger, le mettre face à ses incohérence, trouver la preuve de la flatterie et de la séduction…

4. Un harcèlement de tous les instants

Enfin, le jeu du chat et de la souris est une guerre des nerfs. Si Columbo ne change jamais d’objectif, ni même de comportement, l’assassin, lui, est contraint

s’adapte à finit par déclarer qu’il n’est pas dupe des questions insidieuses de Columbo. Il lui demande de cesser de l’importuner pour chercher l’assassin. Dans certains cas, cette mise au point peut tourner à une véritable déclaration de guerre, l’assassin raillant le comportement obséquieux et l’apparence vestimentaire du lieutenant.

Défi. A compter du moment où chacun sait que l’autre sait à quoi s’en tenir, que tout ne tient plus qu’à une preuve, la passe d’arme vire au défi. La relation bascule, le meurtrier s’indigne, se montre excédé, cassant, tente de détourner les soupçons sur une tierce personne, use ou, plus exactement, tente d’user de ses relations, évidemment sans succès.

Mais l’assassin peut aussi se mettre en tête de séduire Columbo en le flattant, le meurtrier s’en indigne, excédé il tente de faire jouer ses relations pour que Colulumbo soit dessaisit de l’enquête, le meurtrier tente de faire disparaître des preuves, le meurtrier craque et finit par dire qu’il est excédé. Pire il peut aller jusqu’à exprimer son profond mépris pour Columbo.

3. Un troisième personnage intéressant

Qu’il soit complice du meurtre ou en mesure de réduire à néant la défense du meurtrier, le 3e personnage conditionne en grande partie l’intérêt du récit. Amoureux transi, fidèle collaborateur ..

4. Un assassin trop sûr de lui ?

En cours de rédaction

Franck Gintrand

Les grands classiques

Les notes sont sur 20 : assassin (7/20), assassinat (7/20), 3e personnage (4/20), milieu (2/20)

eb2g52ff** Inculpé de meurtre – 14/20

Résumé : Psychiatre de renom, le docteur Ray Fleming entretient une relation avec une jeune et jolie actrice. Une situation dont il se satisferait bien si, soupçonnant son infidélité, sa riche épouse ne menaçait de divorcer. Avec la complicité de sa maîtresse, Flemming décide alors de tuer sa femme en lui proposant un voyage de réconciliation à Acapulco…

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? Oui. Psychologue de formation, intelligent et maître de ses émotions, Ray Flemming a le profil du criminel idéal pour lutter à armes égales avec Columbo. Mais il est parfaitement égocentrique. Et c’est bien sûr ce trait de caractère qui le perdra… 
  • L’assassinat est-il bien pensé mais imparfait ? Oui. Columbo devra d’ailleurs recourir à un subterfuge pour confondre Tay Flemming. 
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Moyennement. Tenaillée par la culpabilité et affolée par les questions de Columbo, la maîtresse de Ray Flemming est un personnage crédible mais sans grande épaisseur. 
  • L’assassin est-il victime de son arrogance ? Oui. Certain de ne plus pouvoir être inculpé, l’assassin tombe brutalement le masque et rompt la confiance qui le liait à sa comparse. Après avoir assassiné sa femme il se voit trahit par sa maîtresse. 

Extrait : Ray Flemming : « Sans qu’il n’y ait rien de pathologique, vous êtes un parfait exemple de compensation (…), d’adaptabilité. Vous êtes un homme intelligent, mais vous le cachez. Vous jouez les lourdeaux, et à cause de quoi ? Peut-être votre physique. Vous ne vous pouvez guère impressionner les gens par manque de prestance, alors vous tirez avantage de cette déficience. Vous attaquez l’ennemi par surprise. Il vous sous-estime et, résultat, ils tombent dans le piège à pieds joints. »

Le personnage de Columbo : pour tenter de faire craquer la comparse du meurtrier, le lieutenant se met en colère et la menace. Un procédé auquel il ne recourra plus par la suite.

columbo_1_p_2Rançon pour un homme mort – 

Résumé : Le psychiatre Ray Flemming tue sa femme et demande à sa maîtresse, qui est une actrice et également sa patiente, de se faire passer pour cette dernière. L’amante lui donne ainsi un alibi irréfutable.

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? Oui. « Un des meilleurs avocats de tout l’Etat de Californie » aux dires de son assistant, Leslie Williams est une femme brillante et rigoureuse, cynique et comédienne, qui peut se montrer aussi sympathique avec Columbo qu’elle peut être dure avec sa belle fille. 
  • L’assassinat est-il bien pensé ? Oui. En dépit de quelques incohérences mineures qui n’ont pour seul effet que de conforter l’intuition de Columbo, l’assassinat semble avoir été murement réfléchi et réalisé sans erreur majeure. 
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Pas vraiment. D’emblée la jeune Margareth est hostile à sa belle mère qu’elle soupçonne de s’être mariée par intérêt. Il est donc écrit d’avance qu’elle sera une alliée objective de Columbo. Mais c’est elle qui à mesure que l’on s’avance vers le dénouement semble en proie à la crise de nerf.
  • L’assassin est-il finalement victime de son arrogance ? Oui. L’absence même de moralité empêche l’assassin d’imaginer que d’autres puissent raisonner différemment. Et c’est cette absence d’empathie qui finit par le perdre.

Extrait : Columbo : « Je cherche même pas à défendre mon point de vue. En fait je me suis surtout servi de cet exemple pour vous montrer quel genre de personne je suis, vous comprenez, à quel point je suis obnubilé par les détails, en d’autres termes j’essaye de vous montrer ce que je pourrais appeler mon … » – « Votre idiosyncrasie » –  » c’est bien ça, mon idiosyncrasie, oui, c’est le bon mot » – « oui, un des meilleurs ».

Le personnage de Columbo : le lieutenant n’a rien du flic d’action. Il souffre même du mal de l’air. Pas de chance, il doit effectuer une filature en hélicoptère puis un déplacement en avion. Chacune des deux scènes pourrait friser le ridicule et la caricature. Mais Peter Falk montre sa capacité à tenir un rôle de composition.

Columbo (Le Livre Temoin** Le Livre témoin – 13/20

Résumé : Ken Franklin est coauteur de la série de romans policiers à succès Madame Melville. Son partenaire Jim Ferris désire écrire en solo. Or, Ken est sans talent et cela ne manquera pas de se voir dès qu’il commencera à écrire seul à son tour. Ken Franklin tue son partenaire mais un témoin inattendu, Mademoiselle La Sanka, décide de le faire chanter. Il décide de l’éliminer à son tour en mettant en scène un accident.

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? Moyennement. Co-auteur d’une série policière,  Ken Franklin est bien placé pour concevoir un crime. Mais, hélas pour lui, il est aussi un écrivain sans talent et sans imagination… 
  • L’assassinat est-il bien pensé ? Oui. Si l’affaire tourne mal pour Ken Franklin c’est en grande partie dû au hasard et à la personnalité de Mademoiselle La Sanka. 
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Oui. Mademoiselle La Sanka est un peu folle par nature et totalement folle de Ken Franklin. Volontairement excessif, son personnage est Inquiétant et touchant. 
  • L’assassin est-il finalement victime de son arrogance ? Surtout de sa bêtise.

L’avis des experts

theavengers.fr :  » je m’abstiendrais de le mettre parmi les grands Columbo »

11dc8Faux témoin

Résumé : plutôt que de tout révéler au mari, le détective Brimmer veut faire chanter une épouse infidèle. Lorsque celle-ci refuse de se laisser faire et décide de tout révéler à son mari, Brimmer se rend compte qu’il va perdre l’importante clientèle d’Arthur Kennicut, tue l’épouse dans un accès de colère.

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? En théorie, du moins. Ancien policier reconverti dans le privé, Brimmer pourrait être un adversaire de poids. Mais dans les faits, c’est un homme qui dissimule sous un aspect psychorigide un caractère colérique qui pourrait expliquer qu’il n’ait pas été en mesure de rester dans la police (même s’il présente son évolution de carrière comme un choix).
  • L’assassinat est-il bien pensé ? Non. Et pour cause : l’homicide n’est ni volontaire, ni prémédité. Rien d’étonnant à ce que le coupable, qui avouera avoir agi sous le coup de la colère, essaye très vite de corrompre Columbo en proposant de le recruter.  
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Le mari désireux de retrouver le coupable par tous les moyens, y compris en recourant sans le savoir aux services  du meurtrier, joue en réalité un rôle sans importance dans le cours de l’enquête. 
  • L’assassin est-il finalement victime de son arrogance ? Pas vraiment. Très rapidement, Brimmer panique à l’idée d’avoir oublié des indices susceptibles de le compromettre.

col poidmort 08Poids mort

Résumé : À l’annonce d’enquêtes menaçant de tout révéler, Hollister tue son complice, le colonel Dutton, et se débarrasse du corps. Sa maison ayant une baie vitrée avec vue sur la baie, une jeune femme a tout vu, e loin. Sans cadavre, elle a bien du mal à convaincre ses proches, mais Columbo la croit. 

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? On voit mal d’emblée comment un général corrompu pourrait être un adversaire à la mesure de Columbo sinon parce qu’il a démontré sur les champs de bataille combien « c’est un être capable d’un parfait sang froid en toute circonstance ».
  • L’assassinat est-il bien pensé ? Oui.  Bien que le meurtre ait été réalisé dans la précipitation, la dissimulation du corps et de l’arme du crime est murement réfléchie. 
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Oui. D’un naturel timide, ébranlée par son divorce et dominée par une mère autoritaire, xxx a été témoin du meurtre. Elle se heurte à l’incrédulité de la police avant de mettre en doute son propre témoignage lorsque le général entreprend de la séduire avec succès.
  • L’assassin est-il finalement victime de son arrogance ? A l’inverse d’autres assassins, le général n’est ni arrogant, ni même désagréable. Se sachant soupçonné, il se montre au contraire d’une patience à toute épreuve avec Columbo. Ce qui le perd ? Son attachement à un passé glorieux et son inébranlable confiance en lui.

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Résumé : À l’annonce d’enquêtes menaçant de tout révéler, Hollister tue son complice, le colonel Dutton, et se débarrasse du corps. Sa maison ayant une baie vitrée avec vue sur la baie, une jeune femme a tout vu, e loin. Sans cadavre, elle a bien du mal à convaincre ses proches, mais Columbo la croit. 

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? A priori un critique d’art n’est pas le mieux placé pour tenir tête à Columbo. De façon réaliste, il est du reste rapidement désarçonné par le déroulement de l’enquête et ne parvient pas à anticiper le raisonnement de Columbo. 
  • L’assassinat est-il bien pensé ? Oui.
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Pas vraiment. L’ex-épouse un peu fofolle semble bien caricaturale.
  • Les relations entre Columbo et le meurtrier sont-elles  intéressantes ? Pas de séduction et beaucoup d’agacement. En dépit de quelques manifestations d’admiration face à des chefs d’oeuvre, Columbo ne s’intéresse pas vraiment à l’art et ne fait pas mine de s’y intéresser. De son côté, le coupable ne fait lui aucun effort pour familiariser le lieutenant avec cet univers. Il se sait rapidement soupçonné. Ses tentatives d’intimidation sont maladroites et le coup censé l’innocenter bien improbable au regard de la personnalité du troisième personnage. 

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Résumé

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? A priori un critique d’art n’est pas le mieux placé pour tenir tête à Columbo. A cette réserve près que xxx exerce son métier à l’université mais aussi à la télévision.
  • L’assassinat est-il bien pensé ? Oui.
  • Le 3e personnage est-il intéressant ? Pas vraiment. L’ex-épouse un peu fofolle semble bien caricaturale.
  • Les relations entre Columbo et le meurtrier sont-elles  intéressantes ?

Requiem pour une star

Résumé

Notre avis

L’avis des experts

columbopleasence1** Quand le vin est tiré

Résumé : Menacé de voir le vignoble familial vendu à un groupe de producteurs de vin grand public par son frère, Adrian Carsini décide de s’en débarasser…

Notre avis

L’avis des experts

Poids mort

Quelques exemples d’épisodes moyens ou faibles

Rançon pour un homme mort –

Résumé : Avocate réputée, Leslie Williams vient de se débarrasser de son encombrant mari. Son corps repose dejà au fond des mers. Pour se forger un alibi incontestable, elle organise l’enlèvement post mortem de son époux en confectionnant une demande de rançon à partie de lettre découpées dans les journaux, ainsi qu’un faux appel des ravisseurs grâce à un enregistrement de son mari et un répondeur enregistreur programmable…

Notre avis :

* Attente –

Notre avis

  • L’assassin est-il à la hauteur de Columbo ? Non. Et sans la moindre hésitation. Emotive et calculatrice, timide puis extravertie, Beth Chadwick n’est pas une criminelle bien crédible. Mais le personnage, fragile et changeant, est malgré tout un des plus attachants de la série. Note : 3/7

L’avis des experts

theavengers.fr : « pépère (…) et pas très bien écrit »

Columbo sur le net

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