La mise en cause de la façade (avant, arrière)

Qui a dit qu’une construction devait nécessairement avoir un devant et un arrière ? Malraux a-t-il eu raison de dire de Cézanne  qu’il « préfigure toute l’architecture du XXe siècle » en ramenant tout au cube et au cylindre ? Une chose est sûre, avec le cubisme, Braque et de Picasso s’emploient à détruire l’espace optique à trois dimensions de la Renaissance, « espace euclidien qui paraissait alors si logique que toute autre conception de l’espace semblait relever de la naïveté du primitif ou de la folie des malades mentaux ». Pour les peintres cubistes, tous les points de vue se valent. Si la maison Steiner de Loos (1910) ne doit vraisemblablement rien au cubisme, la filiation semble évidente pour la maison Schroder de Rietveld (1924), les bâtiments du bauhaus de Dessau de Gropius  (1924-25), la Lovell house de Neutra, la villa Savoye du Corbusier ou encore le pavillon de Barcelone de Mies van der Rohe.  Dès 1908,  Berlage affirme que le rôle de l’architecte est de créer des espaces et non dessiner des façades. » 

Franck Gintrand

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