La fin du désir selon Philippe Michel

mamienova1Encore admiré pour l’intelligence et la créativité des campagnes de son agence (CLM-BBDO), Philippe Michel est sans doute le plus célèbre publicitaire français à n’avoir  jamais écrit aucun livre de son vivant, ni élaboré de théorie ou de méthodologie de travail particulière. L’unique ouvrage signé de son nom et publié douze ans après sa mort accidentelle en 1993, n’est que la retranscription d’entretiens réalisés par une ancienne collaboratrice, Anne Thévenet-Abitbol, dans la perspective d’un futur livre.

Intitulé « C’est quoi l’idée ?», cet ouvrage post mortem de Philippe Michel est jalonné d’une succession de réflexions sur le métier de publicitaire sans véritable structuration, ni volonté de démonstration. Si la préface de Frédéric Beigbeder exprime bien l’admiration, sinon le culte, que lui vouent encore de nombreux professionnels, l’auteur de « 99 francs » ne trouve pas de meilleure façon de résumer la théorie du publicitaire qu’en citant un de ses aphorismes : « la meilleure façon de dire quelque chose c’est de ne pas le dire ». L’introduction de son ancienne collaboratrice, Anne Thévenet-Abitbol, n’est guère plus éclairante. L’exceptionnel charisme de Philippe Michel, son exigence professionnelle et à sa créativité sont une fois encore soulignés mais, là encore, l’apport spécifique de Philippe Michel à l’histoire de la publicité n’est jamais clairement formulé.

La théorie de Philippe Michel existe pourtant bel et bien..

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